Mes propositions pour les FDF

Les FDF ont un avenir. Et un bel avenir. Ces dernières années, le parti a fait face à de nombreux défis. Il a adopté un manifeste dans lequel je me reconnais pleinement. Et pu compter sur des personnalités qui portent des valeurs, un combat et des perspectives auxquels je suis fier d'adhérer.

Je ne veux pas tout changer. Je ne veux pas tout révolutionner. Mais je crois que les FDF sont à un tournant. Nous avons aujourd'hui 4 ans (ou presque) devant nous. Quatre ans sans élection. Quatre ans pour consolider, anticiper et, surtout, voir plus loin.

Le monde change. Et si nous ne changeons pas avec lui, nous courons le risque d'être de moins en moins compris.

J'en suis convaincu : nous avons les moyens d'attirer nettement plus de monde. Mais pour cela, nous devons rénover notre image et surtout, nous devons rénover le fonctionnement de notre mouvement. Car aujourd'hui, encore plus qu'hier, ce sont nos actes qui comptent bien plus que nos paroles.

C'est ce que je vous propose : un parti plus participatif, plus ouvert, plus accessible. Où la décision est construite ensemble, partagée et exprimée dans un langage qui "parle" aux gens d'aujourd'hui.

Il s’agit de repartir au combat. De redonner des couleurs à nos valeurs. Et de les faire partager par le plus grand nombre . Pour assurer nos victoires de demain.

Je vous donne donc rendez-vous le 8 mars. Et vous invite à découvrir les grands points de mon programme pour les FDF.

Christophe Magdalijns

LIMITER LA PRÉSIDENCE À DEUX MANDATS

EN DEUX MOTS : PAS PLUS DE DEUX MANDATS SUCCESSIFS

Le FDF ne doit pas être le parti d'un seul homme.

Pour moi, le président est celui qui fédère les énergies. C'est le médiateur du parti. Celui qui soutient l'émergence des talents. Qui les suscite et les encourage.

Limiter dans le temps les mandats de président, c'est préserver durablement notre modèle démocratique. C'est s'inscrire résolument dans la modernité. Et c'est montrer aux électeurs d'aujourd'hui et de demain que nous ne sommes pas un parti comme les autres.

Président des FDF, ce sera donc ma première initiative : je soumettrai au Congrès une proposition de modification des statuts pour limiter à deux le nombre de mandats successifs à la tête du parti. Et comme charité bien ordonnée commence toujours par soi-même, je proposerai que cette disposition soit immédiatement applicable.

REMETTRE LES MILITANTS AU CŒUR DU PARTI

EN DEUX MOTS : RENDRE LE POUVOIR AU CONGRÈS | FIN DU VOTE À MAIN LEVÉE | MISE EN PLACE DE MÉCANISMES DE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

La démocratie, c'est permettre à chacun de s'exprimer. C'est vrai. Mais c'est aussi permettre à chacun d'être entendu. Au FDF, nous avons un lieu pour cela : le Congrès.

Le Congrès doit redevenir le centre de gravité de notre mouvement. Parce qu'il est essentiel de faire vivre le parti de manière collective. De construire notre avenir ensemble. Et, pour les dirigeants, de rendre régulièrement des comptes auprès de tous les militants.

Pour cela je ferai au moins deux propositions.

1. Aujourd'hui, les statuts prévoient que le Congrès doit être convoqué tous les deux ans. C'est trop peu. Comment développer une réelle écoute, construire des échanges sincères et surtout rendre des comptes si l'on ne se réunit que tous les deux ans ? Je proposerai que le Congrès se réunisse au moins une fois par an, voire deux fois. Avec une réelle dynamique d'évaluation de l'équipe dirigeante.

2. La démocratie, cela ne s'exerce que si on a la possibilité d'exprimer ses convictions librement. Ce n'est pas un hasard si, dans nos démocraties occidentales, les électeurs votent dans un isoloir. Aussi, je mettrai fin au vote à main levée pour proposer le principe du vote secret lors des Congrès et des Conseils Généraux.

Nous sommes en 2015. Nous ne pouvons plus nous contenter des procédures démocratiques traditionnelles. Le monde change. Les moyens de communication aussi. De nouveaux modes d'interactions apparaissent.

Si nous voulons nous positionner comme un parti d'avenir, nous devons aussi réinventer notre démocratie interne. Tous ensemble.

Je proposerai de lancer une réflexion pour mettre en place des mécanismes de démocratie participative qui permettront à tout un chacun de s'impliquer dans la direction de notre mouvement. Il ne s'agit pas de remplacer le système de représentation interne mais de le compléter et de le rendre plus fort en donnant un rôle contributif aux militants.

Je ne veux pas que le parti se prive de ce qui fait sa richesse : votre enthousiasme et votre expertise de terrain.


ASSOCIER NOS CHEFS POLITIQUES À LA DIRECTION DU PARTI

EN DEUX MOTS : UNE DIRECTION CONCERTÉE

Aujourd'hui, l'article 27 de nos statuts accorde un pouvoir très étendu au président. Je veux modifier cet article.

Nous avons au sein du parti des personnalités de grandes valeurs. Des femmes et des hommes qui pratiquent au quotidien nos institutions politiques.

Ces femmes et ces hommes doivent être associés structurellement à la conduite du parti. C'est pourquoi je proposerai d'inclure, dans l'article 27, le principe d'une concertation structurelle avec les chefs de file de nos représentants au Fédéral, à la Région bruxelloise, à la Région wallonne, à la Région flamande et à la Fédération Wallonie-Bruxelles.


RENFORCER NOS SECTIONS LOCALES EN PÉRIPHÉRIE

EN DEUX MOTS : RECONQUÉRIR UNE BASE MILITANTE FORTE

Nous ne pouvons pas abandonner le combat de l'élargissement de Bruxelles

Mais ce combat ne peut être mené que si nos sections en périphérie sont fortes.

Nous devons retourner sur le terrain, réinventer des actions militantes originales, reprendre l'initiative et la parole autrement que dans les parlements ou derrière les micros radio et télé. Et cela, quitte à prendre des cailloux sur la tête.

Le parti doit accorder une attention particulière aux sections locales de la périphérie en leur apportant un soutien opérationnel, humain et financier. L'objectif est clair et vital : nous devons reconquérir une base militante forte.

Je ne veux pas que les FDF perdent des communes. Je n'ose imaginer qu'il n'y ait plus aucune présence francophone au Parlement flamand. Je sais que ce ne sera pas facile et qu'il faudra être créatif. C'est le propre de tout combat politique. Je proposerai de mettre en place une task force dont le rôle sera d'évaluer les moyens disponibles et de créer des actions militantes. Avec les sections et pour les sections de la périphérie.


AFFIRMER LE "W" POUR NOUS DÉPLOYER EN WALLONIE

EN DEUX MOTS : RÉÉVALUER NOTRE STRATÉGIE EN CONGRÈS | S'OUVRIR AUX FORCES QUI PARTAGENT NOTRE ANALYSE

Le travail de nos militants en Wallonie est remarquable. Je veux leur donner les moyens de se déployer.

Mais pour cela, il ne faut pas négliger la valeur ajoutée du "W" wallon.

Si nous voulons être perçus autrement que comme un parti bruxellois qui "débarque" en Wallonie, nous devons donner à nos militants Wallons les moyens de transmettre les valeurs FDF dans une approche qui répond aux préoccupations de nos amis wallons. C'est pourquoi je proposerai de réévaluer, en Congrès, notre stratégie de déploiement en Wallonie. Avec, au préalable, une réflexion sur l'intégration du "W" dans notre déploiement wallon. Réflexion à laquelle j'associerai les militants à travers les mécanismes de démocratie participative que nous initierons ensemble.

Cela ne sera toutefois certainement pas suffisant. Nous devons aussi donner à nos militants Wallons les moyens de ne plus être seuls, de trouver des soutiens et des alliés objectifs dans la société wallonne. Je proposerai que le parti entame un dialogue et s'ouvre aux forces qui ont une analyse proche de la nôtre, notamment sur l'état du fédéralisme en Belgique, sur les conséquences qu'il y aurait à tirer d'une émancipation de la Flandre et sur nos valeurs sociales-libérales.


MODERNISER L'IMAGE DU PARTI

ADOPTER UN LANGAGE PLUS ENTHOUSIASMANT | RENOUER LE DIALOGUE AVEC LES GENS EN DEHORS DU PARTI

Si nous voulons assurer durablement l'avenir du parti et de nos combats, il est essentiel de s'interroger sur les raisons qui font nos succès... et nos échecs.

Nous vivons dans une société de l'image. Nous ne pouvons plus nous adresser à l'opinion publique avec le même langage que celui que nous utilisions il y a 20 ans. C'est vrai aujourd'hui. Ce sera encore plus vrai demain.

Nous devons nous remettre en question : utilisons-nous les bons mot s? Les bonnes images ? Les bons outils? Notre image correspond-elle à celle d'un parti moderne ? Que renvoyons-nous à la télévision ? En radio ? Sur les nouveaux médias ?

L'image des FDF doit être celle d'un parti de gouvernement : moderne, social-libéral, pragmatique, en dehors des clivages traditionnels, en qui on peut avoir confiance et qui est déterminé à trouver des solutions qui servent la grande majorité des gens.

L'honnêteté doit être à la base de toutes nos actions : nous ne pouvons construire une image qui ne nous correspond pas. La première chose à faire, c'est donc de rénover nos modes de fonctionnement en redonnant toute leur place à nos militants. Une fois ce travail entamé, je proposerai de mener un examen critique sur la manière dont nous sommes perçus et sur notre manière de dialoguer avec le monde extérieur. Avec un objectif : moderniser l'image du parti.


SORTIR DE NOTRE ZONE DE CONFORT POUR ÉLARGIR NOTRE BASE MILITANTE

IMPLIQUER LES JFDF DANS LA STRATÉGIE | VALORISER LES EXPÉRIENCES ENTRE GÉNÉRATIONS DE MILITANTS | NOUER DES PARTENARIATS AVEC LES PARTENAIRES SOCIAUX PROCHES DE NOS IDÉES |

Il faut être clair : les gens ne font plus confiance aux politiques. Ils ne les croient plus.

Les FDF ont toujours tenu leurs engagements. Mais cela ne suffit plus aujourd'hui. Si nous voulons élargir notre base militante, nous devons sortir de nos réflexes de professionnels de la politique et trouver d'autres points de rencontre avec la société.

Regardons autour de nous : il y a un nombre incroyable de femmes et d'hommes qui s'engagent ou qui veulent s'engager au profit de la société. Il est là le point de rencontre : c'est notre volonté commune d'agir au profit de la société. Encore faut-il le faire savoir sans être d'emblée victime de l'effet répulsif que le mot "politique" provoque aujourd'hui.

Les JFDF ont un rôle essentiel à jouer pour "dépolitiser" notre discours. Non pas pour le rendre moins "politique" car c'est le sens même de notre action. Mais pour lui redonner du sens auprès des gens qui pourraient s'engager à nos côtés et qui ne l'osent pas.

Les JFDF doivent être notre fer de lance pour conquérir de nouveaux publics. Mais ils n'y arriveront pas sans l'appui de leurs aînés qui doivent assurer la continuité de notre combat et la transmission de nos valeurs. Je proposerai la mise en place d'un comité intergénérationnel qui sera chargé d'identifier les acteurs de la société qui partagent nos valeurs sociales libérales et nos préoccupations. L'objectif : nouer des partenariats avec des associations, des organisations syndicales, des fédérations patronales, des groupes de pressions... autour de projets concrets.

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